27.08.2016

Rencontre avec Jacques Mir instituteur à Salles de 1954 à 1971

 

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Jeudi les enfants de Salles d’Aude reprennent le chemin des écoles. C’est un moment important qui se répète tous les ans de génération en génération et qui rythme la vie des enfants et des enseignants.
Il y a 62 ans, le 1er octobre 1954, Jacques Mir et son épouse Suzanne, ont fait leur première rentrée dans notre village en tant qu’instituteurs. Ils sont restés 17 ans et ont côtoyé bon nombre de « papis et mamies » d’aujourd’hui.
Nous avons rencontré Jacques Mir chez lui à Narbonne.
Un coup de sonnette et l’ancien instit sallois ouvre sa porte. La poignée de mains est franche et vigoureuse. Le courant passe de suite, le tutoiement est de rigueur et ensuite c’est trois heures de bonheur. A 90 ans fêtés le 6 juillet dernier, il n’a rien perdu de sa verve et ses yeux s’illuminent à chaque souvenir de son périple sallois.
Natif d’Embres et Castelmaure, puis parti à Sigean (ses parents étaient enseignants) où il a effectué sa scolarité, il a ensuite poursuivi au Collège de Limoux pendant la guerre car le collège de Narbonne avait été réquisitionné comme hôpital. Bachelier lors de la première promotion après la guerre, il s’est ensuite expatrié dans le « Nord ». C’est à St Etienne du Rouvray en Seine Maritime qu’il a posé ses valises pour trois mois puis direction Le Havre où il a fait ses premières armes dans une ville en pleine reconstruction. Ses années dans un baraquement restent un beau souvenir car c’est la qu’il a fait la connaissance de Suzanne sa future épouse, originaire des Hautes Pyrénées (malheureusement disparue en janvier 2014).  Titularisé après quatre années, c’est le retour dans l’Aude à Palairac en 1952 avant une année à Villetritouls-Taurize puis enfin, c’est l’arrivée à la rentrée 1954 à Salles. Ils ont remplacé Hélène et Raymond Vilalta mutés à Narbonne et vont rester 17 années. A cette époque filles et garçons étaient séparés. Roger Séguéla était directeur chez les garçons et son épouse Hélène, directrice chez les filles. Il y avait six classes au total et le 3e couple était René et Jeanne Pélofi. Jacques Mir avait en charge la classe de CP-CE1. C’était l’époque où la cour de récréation était encoure coupée en deux et que l’entrée à l’école se faisait par l’entrée principale côté rue.
De son arrivée à Salles, Jacques Mir garde encore en mémoire la visite de l’appartement de fonction situé au 1er étage de l’ancienne maternelle : « Ici vous aurez la place pour vos futurs enfants » avait dit M.Pélofi en visionnaire. Il ne s’était pas trompé car Jacques et Suzanne Mir ont eu trois filles Sylvie, Anne et Isabelle qui ont passé leurs premières années a Salles d’Aude.
Les anecdotes se multiplient surtout quand Jacques Mir évoque « Fifine », notre « Fifine » ou encore Mlle Déjean, Mme Bartoli la postière, Mme Sire et sa fille Raymonde. Il en  a vu passer des « têtes blondes » et en regardant les vieilles photos, quelques visages lui sont restés familiers. Dix sept ans, cela compte. Roger Séguéla lui a fait partager sa passion des abeilles et de l’apiculture (sur le terrain alors inhabité juste derrière l’école). Aujourd’hui encore à 90 ans passés, il a conservé cet engouement et visite régulièrement sa ruche du coté des Armas, dans la garrigue salloise.
Après 17 ans, Suzanne et Jacques Mir ont déménagé à Narbonne et poursuivi leur périple professionnel à l’Ecole Léon Blum avant que ce dernier ne prenne la direction d’Anatole France jusqu’à sa retraite en 1982.
A la lecture de ces lignes, de nombreux sallois reconnaîtront leur ancien  « maître d’école ». Souvenirs, souvenirs.
 

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