15.02.2016

Rencontre avec Justine Sevêtre

Samedi dernier en ouverture de l’exposition Matières Informelles au Brico Tico, notre jeune salloise Justine Sevêtre a séduit le public pendant plus d’une heure. Sa conférence  sur l’Art Abstrait avec mention à Hans Hartung et autres contemporains a été tenu en haleine les amateurs présents. Nous avons rencontré Justine Sevêtre :
 
Justine, votre conférence sur un sujet pas évident pour le quidam a été appréciée par tous. Pouvez-vous nous en dire les principaux éléments et le fil conducteur.
 
Effectivement je savais dès la conception de ce projet que ce ne serait pas un exercice facile puisque c'était la première fois que j'étais confronté à un public qui ne soit pas celui du milieu universitaire. J'ai donc essayé de faire en sorte que la conférence donne un regard global sur ce type de production artistique tout au long du XXème siècle sans rentrer dans la complexité théorique liée à certains mouvements. Je souhaitais  vraiment que le public ressorte de cette conférence avec quelques éclairages et quelques pistes pour aborder cette forme d'art.
J'ai privilégié une approche qui puisse être à la fois chronologique pour que l'auditoire puisse avoir un aperçu de l'évolution de l'art abstrait dans le temps mais aussi plus thématique pour qu'il puisse saisir pleinement les enjeux formels et théoriques. 014.JPG
Nous avons donc d'abord exploré les fondements de l'art abstrait et son contexte d'émergence au début du XXème siècle, c'est à dire dans les avant-gardes historiques que sont le cubisme, le fauvisme, le futurisme et leurs héritiers, qui permettent de comprendre comment petit à petit le sujet s'efface au profit de la peinture elle-même. Nous avons ensuite explorer les œuvres des pionniers de l'abstraction que sont Kandinsky, Mondrian ou encore Malevitch. A partir de ces données introductives nous avons poursuivi avec les recherches des peintres des années 20 et 30, leurs différentes conceptions de l'art abstrait (géométrique, spirituelle, expressionniste) et leurs différentes finalités. Nous avons terminé par une présentation des artistes d'après guerre, en Europe avec l'abstraction lyrique et aux Etats-Unis avec l'expressionnisme abstrait américain.
 
 
Présenter cette conférence à Salles d’Aude, votre village, a-t-il été un avantage ou un inconvénient ? N’avez vous pas été trop stressé ?
 
 Je dirais que c'était majoritairement un avantage. Même si l'anxiété était peut-être plus grande c'est sans aucun doute l'enthousiasme qui l'a emporté. Je souhaitais vraiment que ce soit les habitants du village ou j'ai grandi qui soient les premiers à profiter du savoir que j'ai pu acquérir au cours de ma formation en histoire de l'art. C'était vraiment très excitant pour moi de pouvoir répondre à l'invitation d'Anne-Marie et que l'on puisse partager un moment culturel. Et j'espère vivement que l'on réitérera ce genre de manifestation à Salles d'Aude.
 
 
 
Dernière question, quel est votre parcours « scolaire » et comment voyez-vous l’avenir ? Quels sont vos projets, vos ambitions ?

J'ai commencé ma formation par un double parcours à l'université, en langues et en histoire de l'art. J'ai peu à peu délaissé la première pour me consacrer pleinement à la seconde. C'est une discipline riche et fascinante et c'est aussi pour cela que je souhaitais la faire découvrir aux sallois. Je suis maintenant titulaire d'une master en histoire de l'art moderne et contemporain et je me dirige vers une thèse pour, je l'espère, pouvoir poursuivre mes ambitions dans la recherche.

 

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