14.06.2014

Julien Canal, le M. Plus de l'EFSC

A Cassagne (31) demain (15h30) face aux Basques de St Pée sur Nivelle, l'Entente Fleury-Salles- Coursan pourra encore compter sur le pied, précis, de son ouvreur.

 

 

A 31 ans, Julien Canal est devenu une sinon la pièce maitresse de l’Entente Fleury-Salles-Coursan qui va disputer la demi-finale du championnat de France de Promotion d’Honneur dimanche prochaine à Cassagne face aux basques de St Pée de Nivelle.

037 (2).JPGPourtant ce talentueux joueur, aussi discret qu'efficace,  est arrivé tardivement sur les terrains d’Ovalie. Né à Narbonne et coursannais de souche, Julien a jusqu’à l’âge de 17 ans, gouté au ballon rond avec l’équipe de basket du SO Coursan. Pourtant sa famille était plutôt rugby comme son oncle l’ancien international André Quilis ou son cousin Olivier Canal, champion de France avec les jeunes de Narbonne. Poussé par ses copains Sylvain Cavailles, Jérôme Azam, Loic Battini, Nicolas Curbaille, il a changé fini par changer de cuir pour tâter de l’ovale avec le succès qu’on lui connait aujourd’hui.

Il a fait ses premières armes au sein de l’Union Fleury-Coursan et en quelques années est devenu l’arrière titulaire de l’équipe en Fédérale 3 et en Fédérale. Pour lui cela reste une belle expérience. Il a ensuite signé au Sporting Club Sallois puis a été dans les précurseurs lors de la fusion du SCS avec Fleury-Coursan. C’est un fidèle parmi les fidèles qui ne s’est jamais trop éloigné de son Coursan natal. C’est un sportif complet qui est depuis jeudi soir, champion de volley corpo avec l’équipe du Centaurée (la remise des Coupes avait lieu hier vendredi mais entrainement oblige, Julien a fait l’impasse sur les honneurs).

Chaque saison, Julien Canal fait un malheur dans les tirs aux buts et ses performances le place dans les tous meilleurs régionaux. Cette année encore il cumule les pénalités et les transformations mais aussi, comme cela a été le cas dimanche denier face à Lauzerte, il passe régulièrement des drops (NDLR, dimanche dernier, son drop opportuniste à la 64e minute a permis à l’EFSC de prendre la tête pour la première fois du match). Outre sa précision dans les tirs aux buts, son jeu au pied vent de face ou de dos, en fait un atout supplémentaire pour les « jaunes ». C’est un joueur complet qui est un poison pour les défenses et qui n’hésite pas à prendre la corde,  les joueurs de Rives d’Orb en finale régionale s’en souviennent encore.

Il était dans l’équipe de l’EFSC qui lors de la saison 2006-2007 s’est incliné en demi-finale nationale PH face aux Cathares d’Espezel 16-9 avant de remporter le titre régional l’année suivante face à Cazouls-Maraussan. Cette fois Julien espère bien franchir le seuil des demi-finales.

Dire qu’à l’inter-saison, le n°10 coursannais avait décidé de raccrocher les crampons « je suis reparti sans conviction la route du stade et aujourd’hui je ne regrette rien. Je me régale aux côtés de jeunes joueurs comme Béranger et Johan. C’est le top. Au mois de septembre dernier, je n’aurai pas parié pour une saison comme cela. Nous vivons une superbe aventure et nous ferons tout pour la prolonger une semaine de plus ».

Dimanche dernier, comme beaucoup de supporters, il a entrevu la défaite « A 21-6 lorsque je vais pour engager suite au 3e essai, j’ai pensé, ca y est c’est fini, les carottes sont cuites. Mais nous n’avons pas baissé les bras. C’est notre force cette saison. Le match a basculé. Nous avons eu ce brin de chance, ce grain de folie qui permet de se dépasser. C’est sur, j’ai mis les points au pied mais c’est toute l’équipe qui est allé chercher cette victoire ».

 

Dimanche l’EFSC affronte le champion de la Côte Basque Landes, St Pée de Nivelle. « Ce sera très dur » confie le meneur de jeu audois « Nous n’avons pas trop discuté mais le « Poq » et le « Got » les deux entraîneurs nous ont annoncé un pack plus costaud que nous, une excellente 3e ligne et de la jeunesse derrière. Ce sera difficile mais à ce stade de la compétition, il n’y a que des bons clubs. A nous de nous surpasser ».

 

A 31 ans le demi d’ouverture et buteur de Fleury-Salles- Coursan n’est toujours pas rassasié. Poussé par sa compagne Emilie et par ses premiers supporters,  ses parents Christian et Lola, cette dernière se faisant souvent reconnaître par ses cris d’encouragement, Julien n’a pas encore l’âme d’un retraité. Il ne serait pas étonnant de le retrouver la saison prochaine dans les joutes d’une belle poule Honneur. Mais chut, c’est une autre histoire. Il y a une place en finale a allé chercher

 

 

 

 

 

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